Le seul signe donné à cette génération !

Le seul signe donné à cette génération !

Par Karim & Mouminbilah

Création 24/05/2010

Etant donné que nous sommes confrontés à deux paroles contradictoires entre Mathieu et Marc comme nous l’avons vu au chapitre précédent (6).2), explorons la piste de Mathieu pour voir si elle est correcte. Rappelons seulement un fait, que le Mathieu qui a écrit l’Evangile n’est pas le Mathieu apôtre du Christ mais un Mathieu païen converti à la nouvelle foi et qui aurait traduit le texte du véritable apôtre qui malheureusement n’est pas disponible car perdu.

 

Ces attributions semblent authentiques, sauf pour l'évangile de Matthieu, réécrit en grec, qui serait anonyme. Mais il comprendrait pour une grande part les Logia du Seigneur, rédigés en langue hébraïque par l'apôtre Matthieu selon la tradition. En ce sens son titre serait donc authentique.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangiles

 

Et aussi :

Vers 165, Rédaction de l'évangile de Matthieu, écrit d'abord en araméen puis disparu et traduit en grec par un anonyme. Apparue dans sa première édition sous le nom de Lévi puis ensuite au IIIe siècle sous le nom de Matthieu (au moment où l'on rajoute le récit de la nativité), apôtre pour augmenter la crédibilité du récit.

 

Dans l’« Introduction au Nouveau Testament » sous la direction de Daniel Marguerat. Edition Labor et Fides de 2000  nous lisons :

« Le commentaire de Papias ne repose sur aucune information historique solide. Il n'existe, en particulier, aucune trace d'une version araméenne ancienne de l'évangile de Mathieu. En outre il serait très surprenant qu'un témoin oculaire (en l'occurrence Mathieu) utilise une seconde source (l'évangile de Marc) pour rédiger son propre écrit. La transformation du nom de Lévi en Mathieu (Marc 2.14 / Mat 9.9) reflète d'ailleurs un processus secondaire qui n'est pas l'œuvre d'un témoin oculaire. »

 

Et nous lisons dans le livre de Raymond E. Brown, théologien catholique mondialement reconnu, « Que Savons-nous du Nouveau Testament » Edition Bayard de 2000

« Pour un jugement d'ensemble du problème de « Mathieu », il vaut mieux accepter la position commune selon laquelle : le Mathieu canonique fut originellement rédigé en grec par un auteur qui n'était pas un témoin oculaire, dont le nom nous est inconnu et qui dépendit de sources comme Marc et Q. » … « Il est aujourd'hui difficile de savoir si l'évangéliste canonique inconnu était un judéo-chrétien ou un « gentil » ».

 

Rappelons que Raymond E. Brown est un spécialiste très reconnu, nous lisons à son sujet :

« Le cardinal Mahony l'a qualifié de « spécialiste catholique de la Bible le plus distingué et le plus renommé qui ait jamais vécu dans ce pays » qualifiant sa mort de « grande perte pour l'Église ». Brown a été honoré de 24 diplômes de docteur honoris causa par des universités des États-Unis et d'Europe, dont beaucoup étaient protestantes, et il a reçu le Catholic Press Book Award, l’Edgar J. Godspeed Award, le BAS Publ. Award, le Best NT Comm. »

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_E._Brown

 

Tous les exégètes chrétiens s’accordent à dire que le Mathieu qui a écrit cet évangile n’est pas le Mathieu apôtre du Christ mais un Mathieu païen converti. Ce fait établi, nous pouvons ajouter autre chose puisque textuellement cette assertion est prouvée par le texte en lui-même, puisque Mathieu 9,9 témoigne bien du fait qu'il s'agit d'un rédacteur ultérieur :

 

« De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit. » (Mathieu 9,9)

 

S'il était l'auteur de l'Evangile qu'on lui attribue, il aurait écrit: « De là étant allé plus loin, Jésus me vit assis au lieu des péages, c'était moi, Matthieu. Il me dit : Suis-moi. je me leva, et le suivit. » Tout comme la liste des apôtres énoncée en Mathieu 10,1-4 où ce même Mathieu y est intégré:

 

« Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon, appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote (ou le Cananite), et Judas l'Iscariote, celui qui livra Jésus. »

 

S'il était l'auteur de l'Evangile qu'on lui attribue, il aurait écrit: "Moi" au lieu de "Mathieu", ou "Moi Mathieu", et au lieu de "Leur" il aurait écrit "Nous".

Avec tous ces arguments, il est donc évident de conclure que cet Evangile n’a pas été écrit par le véritable Mathieu car :

1.      Les savants sont d’accord là-dessus ;

2.      La critique textuelle du texte le confirme aisément.

 

Pour en revenir maintenant au sujet de la section, à savoir la validité du témoignage de Mathieu, il vaudrait même mieux en toute honnêteté que nous ne traitions pas ce cas car ce serait pire. Cela nous forcerait à conclure que Jésus(as) est un faux prophète. Or pour montrer l’invalidité du témoignage de Mathieu je suis obligé de raisonner par l’absurde. On va tout d’abord prendre pour argent comptant son témoignage pour montrer que finalement qu’il ne tient absolument pas la route. Voici le passage en question :

 

« Il leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle;  il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un  grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois  nuits dans le sein de la terre. » (Mathieu 12,39-40)

 

Comme nous pouvons le lire, d’après Mathieu, Jésus(as) a été clair sur le miracle donnée à la génération présente. Il doit réitérer le miracle de Jonas(as) qui fut enfermé dans le ventre du poisson pendant 3 jours et 3 nuits. Notez que cela est très important.

 

Résumons le miracle de Jonas(as) afin que tout le monde comprenne bien l’exploit que le Christ doit réitérer selon Mathieu :

Jonas(as) répugnait à aller avertir son Peuple les Ninivites. Au lieu d’écouter son Seigneur il partit donc à Jaffa d’où il prit un bateau pour fuir son peuple et le commandement de Dieu. Une tempête fit rage et selon les superstitions de marins, se dérober aux commandements de son Maitre pouvait déclencher pareille tempête. Ce à quoi les marins décident de tirer au sort pour voir qui sera jeté par-dessus bord.

 

« Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas » (Jonas 1,7)

 

Jonas (as) se décida alors de se sacrifier pour l’équipage

 

« Prenez moi, jetez moi dans la mer et la mer se calmera envers vous, car je sais que c'est moi qui attire sur vous cette grande tempête. » (Jonas 1,12)

 

Maintenant que l’épisode de Jonas(as) a été brièvement résumé, posons-nous quelques questions.

 

Quand les marins ont jeté Jonas était-il mort ou vif ? Il n’y a aucune raison que les marins le tuent puisque Jonas(as) était volontaire. Il s’est volontairement proposé et a accepté pleinement son sort. Donc était-il mort ou vif quand il fut jeté ? Il était bien entendu vivant. Quand il était dans le ventre du Poisson était-il mort ou vif ?

 

« dans les entrailles du poisson, [il] pria l'éternel, son Dieu. » (Jonas 2:1)

 

S’il prie dans les entrailles du poisson cela veut forcément dire qu’il était vivant.

 

Le troisième jour, le Poisson le vomit sur la terre ferme. Mort ou vif ? Vif bien entendu, car quel est aurait été l’intérêt du miracle sinon ?

Donc Jonas(as) était vivant quand il a été jeté hors du bateau, il était vivant quand il était dans le ventre du Poisson et il était vivant quand il a été rejeté sur la terre ferme au bout du troisième jour.

 

Maintenant lisons ce que Jésus(as) dit à ce sujet, toujours d’après le prétendu Mathieu :

 

« Il leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle;  il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un  grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois  nuits dans le sein de la terre. » (Mathieu 12 :39-40)

 

Donc le défi de Jésus(as) est clair. Son miracle sera celui de Jonas(as). Si Jonas(as) demeura vivant pendant trois jours et trois nuits, Jésus(as) du donc également demeurer vivant, dans le tombeau, tout comme il l'avait prédit lui-même.

 

Quand on demande aux chrétien "Jésus était il mort ou vif pendant trois jours et trois nuits ?" ils ne peuvent que répondre : "Mort" !

Rappelons les paroles du Christ :

« Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. »

 

Donc cette partie du miracle n’a déjà pas été accomplie, cela suffit à dire que d’après Mathieu, Jésus(as) aurait raté son seul signe. Mais continuons car le miracle porte également sur la durée, c’est-à-dire 3 jours + 3 nuits. Voyons donc de plus près ce qu’il en est. Quand on demande aux chrétiens "Quand le Christ fut il crucifié ?" Ils répondent unanimement "Vendredi ".  D’ailleurs ils parlent du Vendredi Saint.

D'après les Evangiles, les juifs étaient pressés d'éliminer Jésus(as). Dès le lendemain de son procès, qui s'était déroulé en pleine nuit, ils le conduisirent devant Pilate, puis devant Hérode, pour le ramener ensuite devant Pilate. Les personnages influents craignaient le peuple car Jésus(as) était son sauveur, son bienfaiteur. Ses ennemis devaient donc s'en débarrasser au plus vite et ils y parvinrent.

 

« C’était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. » (Luc 23 :54)

 

En effet, le Sabbat commençait le vendredi soir à dix heures, et le Deutéronome avait prescrit aux Juifs de ne pas laisser les corps en croix pendant le Sabbat car ils étaient "objets de la malédiction auprès de Dieu" et "tu ne souilleras pas le territoire que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage", poursuit le passage (21:23).

Pour satisfaire aux prescriptions religieuses des scribes et des pharisiens, les disciples de Jésus(as) qui l'étaient "en secret" descendirent son corps de la croix. Ils lui firent la toilette mortuaire selon le rite juif, l'"enduirent d'un mélange d'environ cent livres de myrrhe et d'aloès" (Jean 19:39), et, avant la tombée de la nuit, déposèrent son corps recouvert d'un linceul dans un sépulcre.

S'il y a des différences notoires entre les divers cultes et groupes chrétiens, ils sont cependant unanimes sur le fond. Jésus(as) est supposé reposer dans le tombeau la nuit du vendredi, il est également supposé y reposer le samedi et la nuit du samedi.

 

Et que dire de ce dimanche matin ? Voyons voir :

 

« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre  dès le matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre  était ôtée du sépulcre. » (Jean 20 : 1)

 

« Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand  matin, comme le soleil venait de se lever. » (Marc 16 :2)

 

Donc si nous calculons ça nous donne :

Vendredi soir à samedi matin (1 nuit),

Samedi matin à samedi soir (1 journée),

Samedi soir à dimanche matin (1 nuit partielle car il faisait encore obscur selon Jean 20,1).

 

Les exégètes chrétiens ont essayé de taire le problème de la manière suivante :

Bible Annotée sur Matthieu 12.40 :

 

« De telles évaluations s’expliquent quand on considère que les Hébreux comptent comme un jour toute partie des vingt quatre heures entrant dans l’espace de temps dont il s’agit. On peut aussi y voir la désignation proverbiale d’un court laps de temps. {Comparer #Os 6:2} »

 

 Johnson sur Matthieu 12.40 :

 

« De même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits. Jésus a dit qu’il ressusciterait "le troisième jour." #Mt 16:21 Selon l’usage Juif, "le troisième jour" a le même sens que "trois jours et trois nuits." C’était, et c’est encore, la coutume chez les Orientaux de considérer une partie d’une journée pour l’ensemble des vingt-quatre heures. Comparer #Mt 16:21 Mr 7:37 2Ch 10:5 10:12 Est 4:16 Ge 7:4,12 Ex 24:18 34:28 Christ est mort le Vendredi soir, a été mis au tombeau le Samedi, et il est ressuscité le Dimanche matin, ce qui recouvre trois jours. »

 

Contrairement à ce que prétendent les chrétiens, la Bible désigne AUSSI une journée comme ne représentant pas une partie de la journée, mais la totalité des 24h. Voici quelques exemples :

« Pendant six jours vous en ramasserez ; mais le septième jour, qui est le sabbat, il n’y en aura point. Le septième jour, quelques–uns du peuple sortirent pour en ramasser, et ils n’en trouvèrent point. » (Exode 16,26)

 

« Pendant six jours, tu feras ton ouvrage. Mais le septième jour, tu te reposeras, afin que ton bœuf et ton âne aient du repos, afin que le fils de ton esclave et l’étranger aient du relâche. » (Exode 23.12)

 

 

 «  Pendant sept jours, vous ne sortirez point de l’entrée de la tente d’assignation, jusqu’à ce que les jours de votre consécration soient accomplis ; car sept jours seront employés à vous consacrer. Ce qui s’est fait aujourd’hui, l’Eternel a ordonné de le faire comme expiation pour vous. Vous resterez donc sept jours à l’entrée de la tente d’assignation, jour et nuit, et vous observerez les commandements de l’Eternel, afin que vous ne mouriez pas ; car c’est là ce qui m’a été ordonné. Aaron et ses fils firent toutes les choses que l’Eternel avait ordonnées par Moïse. » (Lévitique 8,33-36)

 

 « Le huitième jour, Moïse appela Aaron et ses fils, et les anciens d’Israël. » (Lévitique 9,1)

 

 « Un bœuf, un agneau ou une chèvre, quand il naîtra, restera sept jours avec sa mère ; dès le huitième jour et les suivants, il sera agréé pour être offert à l’Eternel en sacrifice consumé par le feu. » (Lévitique 22:27)

 

« Pendant sept jours, vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu ; ce sera une assemblée solennelle: vous ne ferez aucune œuvre servile. » (Lévitique 23:36)

 

 « Salomon célébra la fête en ce temps–là, et tout Israël avec lui. Une grande multitude, venue depuis les environs de Hamath jusqu’au torrent d’Egypte, s’assembla devant l’Eternel, notre Dieu, pendant sept jours, et sept autres jours, soit quatorze jours. Le huitième jour, il renvoya le peuple. Et ils bénirent le roi, et s’en allèrent dans leurs tentes, joyeux et le cœur content pour tout le bien que l’Eternel avait fait à David, son serviteur, et à Israël, son peuple. » (1 Rois 8,65-66)

 

 « Salomon célébra la fête en ce temps–là pendant sept jours, et tout Israël avec lui ; une grande multitude était venue depuis les environs de Hamath jusqu’au torrent d’Egypte. Le huitième jour, ils eurent une assemblée solennelle ; car ils firent la dédicace de l’autel pendant sept jours, et la fête pendant sept jours. » (2 Chroniques 7,8-9)

 

 

 « Josaphat et son peuple allèrent prendre leurs dépouilles ; ils trouvèrent parmi les cadavres d’abondantes richesses et des objets précieux, et ils en enlevèrent tant qu’ils ne purent tout emporter. Ils mirent trois jours au pillage du butin, car il était considérable. Le quatrième jour, ils s’assemblèrent dans la vallée de Beraca, où ils bénirent l’Eternel ; c’est pourquoi ils appelèrent ce lieu vallée de Beraca, nom qui lui est resté jusqu’à ce jour. » (2 Chroniques 20,25-26)

 

 « Son beau–père, le père de la jeune femme, le retint trois jours chez lui. Ils mangèrent et burent, et ils y passèrent la nuit. Le quatrième jour, ils se levèrent de bon matin, et le Lévite se disposait à partir. Mais le père de la jeune femme dit à son gendre : Prends un morceau de pain pour fortifier ton cœur ; vous partirez ensuite. » (Juges 19,4-5)

 

 « Ils firent une fois le tour de la ville, le second jour ; puis ils retournèrent dans le camp. Ils firent de même pendant six jours. Le septième jour, ils se levèrent de bon matin, dès l’aurore, et ils firent de la même manière sept fois le tour de la ville ; ce fut le seul jour où ils firent sept fois le tour de la ville. » (Josué 6,14-15)

 

 « Nous arrivâmes à Jérusalem, et nous nous y reposâmes trois jours. Le quatrième jour, nous pesâmes dans la maison de notre Dieu l’argent, l’or, et les ustensiles, que nous remîmes à Merémoth, fils d’Urie, le sacrificateur ; il y avait avec lui Eléazar, fils de Phinées, et avec eux les Lévites Jozabad, fils de Josué, et Noadia, fils de Binnuï. » (Esdras 8,32-33)

 

« Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième jour il nous relèvera, Et nous vivrons devant lui. » (Osée 6:2)

 

Ainsi, il est faux de dire que l’expression « dans trois jours » ne désigne pas 72h, mais plutôt que cela est fortement possible.

 

 Une preuve supplémentaire qu’une journée est comptée comme 24h, est le passage suivant :

 

« Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l’esclave meure sous sa main, le maître sera puni. Mais s’il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni ; car c’est son argent. » (Exode 21,20-21)

 

Bible Annotée sur Exode 21.20 :

« Un jour ou deux jours: vingt-quatre heures et quelque chose de plus. Ce temps écoulé, sans que la mort fût survenue, le maître était hors de cause. Si l’esclave frappé survit de plus de vingt-quatre heures au châtiment infligé par son maître, cela prouve que le maître n’avait point l’intention de le tuer, et que cet acte rentre dans la catégorie des châtiments: la mort de son esclave est pour lui une punition suffisante. »

 

 Remarquez bien que la Bible Annotée a comprit « un jour ou deux jours » comme étant compris dans l’intervalle [24h ou plus], donc certainement pas inférieur à 24h. Cela signifie qu’une journée ne peut pas être comptée comme étant inférieure à 24h.

 

En faite, même si on applique la méthode qui consiste à compter comme une journée, toute partie d’un jour, nous n’obtiendrons pas 3 jours, mais 5, puisque selon les juifs, les journées commencent à 6h du matin et se termine à 18h :

 

Bible Annotée sur Matthieu 20.3 :

« La journée, chez les Juifs, commençait à six heures du matin; ainsi leur troisième heure correspondait à neuf heures. »

 

Johnson sur Matthieu 20.3 :

« Vers la troisième heure. Neuf heures du matin. Les heures étaient comptées à partir de six heures du matin. »

 

Bible Annotée sur Matthieu 20.6 :

« Vers la onzième heure, cinq heures du soir, tout près de la fin de la journée, il y avait encore des ouvriers qui se tenaient là (le texte reçu ajoute sans rien faire), ayant perdu presque toute la journée. » 

 

Commençons à compter : Le moment où Jésus fut crucifié fut le vendredi avant le sabbat :

 

« Cet homme se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Il le descendit de la croix, l’enveloppa d’un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n’avait encore été mis. C’était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. » (Luc 23,52-54)

 

Et le Sabbat commence le vendredi soir à 18h :

 

Bible Annotée sur Néhémie 13.19 :

« Etaient dans l’ombre: dès le soir où commençait le jour du sabbat; nous dirions: le vendredi soir à 6 heures. »

 

 Le jour où Jésus(as) fut ressuscité fut le dimanche matin, donc après 6h :

 

 « Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. » (Marc 16,9)

 

 

Nous obtenons donc 5 jours

 

1er jour   : Vendredi avant 18h : 1 jour

2ème jour : Vendredi de 18h à Samedi 6h : 1 jour

3ème jour : Samedi de 6h à 18h : 1 jour

4ème jour : Samedi de 18h à dimanche avant 6h : 1 jour

5ème jour : Dimanche après 6h : 1 jour

 

Ainsi, en appliquant la logique de certains chrétiens, nous nous trouvons devant un autre problème encore plus grand, puisque Jésus(as) serait resté au total 5 jours. 

 

Enfin, notons que beaucoup d’exégètes, ont reconnu qu’il y avait une erreur :

 

Bible Annotée sur Matthieu 12.40 :

« -Beaucoup d’interprètes se sont achoppé à cette expression trois jours et trois nuits, parce que Jésus n’est resté dans la tombe qu’un jour et deux nuits. M. Godet va jusqu’à dire que dans la teneur qu’elle a chez Matthieu cette parole peut être difficilement mise dans la bouche de Jésus. (Commentaire sur #Lu 11:30) »

 

 

Même l’éminent savant Godet est d'accord pour dire qu'il y a une erreur dans la durée de Jésus dans sa tombe. Ces contradictions sur la durée de Jésus dans sa tombe sont une preuve de la non-crucifixion de Jésus.

 

Donc nous pouvons finalement dire que le total est d'un jour et deux nuits et non de trois jours et trois nuits comme l’affirment les chrétiens.

 

Et qu’a dit Jésus (as) précédemment ?  « Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. »

 

Le premier jour de la semaine est le dimanche chez les Juifs et Marie ne voit pas Jésus(as) dans le tombeau le matin alors qu’il faisait encore obscur ! C’est-à-dire que la soirée n’était même pas encore finie.  En d’autres termes Jésus(as) n’est resté que 1 journée et 2 nuits, et la dernière nuit il ne l’a même pas complétée dans le tombeau.

 

Nous pouvons dire qu’au regard des Ecritures chrétiennes Jésus (as) aurait failli à sa promesse "deux" fois. Vous vous en rendez compte ?

En premier lieu, contrairement à Jonas(as) qui était "vivant" dans les entrailles du poisson, Jésus(as) était mort pendant le même nombre de jours; les chrétiens prétendent donc que ce qui est arrivé à Jésus(as) est exactement le contraire de ce qui est arrivé à Jonas(as).

En second lieu, nous découvrons que Jésus (as) n'a pas tenu sa promesse au regard du facteur temps. Le plus grand mathématicien qui puisse exister dans le monde chrétien ne pourra obtenir le résultat escompté, à savoir trois jours et trois nuits, car n'oublions pas que les Evangiles disent clairement que Marie Madeleine alla à la tombe de Jésus(as) et la trouva vide le Dimanche matin (premier jour de la semaine) "avant le lever du soleil".

 

Rappelons la promesse de Jésus(as) :

« Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. »

Et Jésus(as) dit que cela :

« Une génération mauvaise et adultère recherche un signe, il ne lui sera donné d'autre signe que celui du prophète Jonas. »

 

D’autant plus, que s’il avait vraiment réussi ce miracle il serait venu voir les Juifs et leur aurait dit « voilà j’ai réussi le Signe que vous m’avez demandé ! », mais au lieu de cela, quand il revient, il ne se comporte pas comme quelqu’un ayant réussi un miracle mais comme une personne se cachant des Juifs et n’apparaissant qu’à quelques personnes. Pourquoi n’a-t-il pas clamé haut et fort qu’il avait réussi le miracle ?

Selon Mathieu, Jésus(as) a lamentablement failli à ce miracle et cela ferait de lui un faux prophète car il est dit dans les Ecritures :

 

« Mais le prophète qui aura l’audace de dire en mon nom une parole que je  ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d’autres  dieux, ce prophète-là sera puni de mort. Peut-être diras-tu dans ton cœur: Comment connaîtrons-nous la parole  que l’Eternel n’aura point dite? Quand ce que dira le prophète n’aura pas lieu et n’arrivera pas, ce sera  une parole que l’Eternel n’aura point dite. C’est par audace que le  prophète l’aura dite: n’aie pas peur de lui. Deutéronome » (Deutéronome 18,20-22)

 

Pour conclure sur ce chapitre, nous sommes forcés d’après le passage du Deutéronome 18,20-22 et le rapport de Mathieu, de conclure que Jésus(as) ne parlait pas au nom de Dieu car le miracle promit n’a pas été tenu. Nous sommes donc forcé d’admettre que le rapport de Mathieu est entièrement faux (au risque de faire passer le Christ pour un menteur) et que Marc avait raison de dire que Jésus(as) ne donnera pas de signe à cette génération.